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Mit dem Ziel der Rekonstitution der Kirchen zu republikanischen Tempeln wurde in den Revolutionsjahren 1793/94 eine Vielzahl von Kirchen in Frankreich von den Utensilien des christlichen Kultus entledigt. Diese neuen Tempel waren symbolische Zentren für den „culte de l‘Être suprême“. Als höchstes Wesen selbst zog die Natur mit Erde, Blättern, Blumen sowie Zweigen in die Tempel ein und bildete deren Dekor. Inschriften an den Wänden und Altäre manifestierten die Weihe zu „Temple de la Raison“ oder „Temple de la Philosophie“ etc. An der Stelle des Hauptaltars schütteten die „citoyen“ Erdhügel auf, die in manchen Kathedralen artifiziell mit Bäumen, allegorischen Gruppen und einem Serpentinenweg ausgestattet wurden. Mit der Wiederzulassung des katholischen Kultes im Jahr III des Revolutionskalenders verschwanden die Berge und der republikanische Dekor wieder aus den Kirchen.

Eva-Maria Lopez befasst sich in ihrer aktuellen Serie „Temple de la Raison“ mit diesem unbekannten Phänomen der französischen Revolution. Die Künstlerin, die in Paris und Karlsruhe lebt und arbeitet, sucht nach einer Sichtbarmachung dieser Symbole und Werte sowie nach deren Bedeutung in jener Zeit. Gleichzeitig umfasst ihre Recherche Fragen nach der Stellung und Umwidmung der Kirchen heute. Ebenso stellt Lopez die Frage nach unseren Ersatzreligionen: Was sind die heutigen Tempel der Vernunft? Wo würde man heute Berge aufschütten? Die Transformation in unsere Zeit bildet die Künstlerin durch die Überlagerung von zwei Sujets, für die jeweils ein Kirchenraum die Matrix bildet. Diese Fotografien eröffnen einen äußerst vielschichtigen Dialog über unsere Kulte, Geschichte, Rituale sowie über die eigene Selbstbegegnung und die Identität einer globalen Gesellschaft.

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Dans sa série actuelle «Temple de la Raison», Eva-Maria Lopez s'occupe d'un phénomène de la révolution française peu connu de nos jours. En 1793/94, pendant les années de la révolution, quantité d'églises furent dépouillées de leurs ustensils du culte chrétien dans le but de convertir les églises en temples républicains. Ces nouveaux temples étaient des centres emblématiques du «Culte de l'Etre suprême». Avec l'Etre suprême, la Nature, représentée par des feuilles, des fleurs et de la terre, a fait son entrée dans les temples constituant alors leurs nouveaux décors. Des inscriptions murales et des autels manifestèrent le sacre du «Temple de la Raison» ou du «Temple de la Philosophie» etc. A la place de l'autel principal les «citoyens» entassèrent des monceaux de terre, dans maintes cathédrales artificiellement agrémentées d'arbres, de groupes allégoriques et d'un chemin en lacets. Avec la réadmission de l'église catholique dans l'an III du calendrier de la révolution française, les monticules et les décors républicains ont disparu des églises.

L'artiste Eva-Maria Lopez vit et travaille à Paris et à Karlsruhe. Elle cherche à visualiser les symboles et valeurs du «Culte de l'Etre suprême» ainsi que leur signification à l'époque. Parallèlement, sa recherche inclut la place des églises (dans la société moderne) et la redéfiniton des églises de nos jours.

De même, Lopez met sur le tapis la question des religions de remplacement qui ont cours aujourd'hui:
- Quels sont actuellement nos temples de la Raison? - Où est-ce qu'on entasserait des monticules aujourd'hui? L'artiste réalise la transposition dans l'époque actuelle en superposant deux images dont l'une est constituée par l'intérieur d'une église. Ces photos ouvrent un dialogue complexe sur nos cultes, notre histoire, nos rituels ainsi que sur la découverte de soi et l'identité d'une société globale.